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« Bleisure », vous avez dit « bleisure » ?

« Bleisure », vous avez dit « bleisure » ? Comme c’est  bizarre ce mot ! Et pour cause, absent des dictionnaires, il s’agit d’un mot-valise né de la contraction de business et leisure (loisir), pour désigner le fait d’intégrer du temps de loisir dans un voyage d’affaires. Avant, pendant ou après. Un mot-valise pour partir en voyage professionnel en mariant l’utile à l’agréable.

Le concept est loin d’être nouveau. Il y a belle lurette que les voyageurs d’affaires s’octroient régulièrement des plages plus relax et plus personnelles pour visiter la ville où ils sont envoyés ou s’autoriser un SPA, par exemple. Ce qui est nouveau, c’est le profil des adeptes du bleisure et l’engouement qu’il suscite.

 

L’adepte du bleisure est jeune, français(e) et souvent accompagné

D’après une étude réalisée par Carlson Wagonlit Travel, 20% des voyageurs d’affaires pratiquent aujourd’hui le bleisure régulièrement, ce qui représente 7% de tous les voyages d’affaires. Un chiffre stable depuis 2009, mais le concept de bleisure, lui, ne cesse de gagner en notoriété. Et le profil de ces adeptes a changé : pratiqué auparavant par les décideurs ou dirigeants, il l’est de plus en plus par les moins de 30 ans. Le taux de bleisure atteindrait 36 % chez la génération Y, contre 18 % chez les 40-50 ans (Etude Business and Travel Technology). D’après le site Déplacements Pro, le phénomène est plus féminin : 46% des femmes y voient une motivation pour se déplacer, contre 31% des hommes. Et aussi plus frenchy : 24 % des français en déplacement professionnel le pratique systématiquement, contre 20% des allemands et 10% des anglais. Autre phénomène : la moitié de ces français se font accompagner ou rejoindre par un(e) proche ou leur petite famille pour leurs séjours bleisure, en finançant le dépassement sur leurs deniers personnels.

 

Professionnels du voyage d’affaires et du tourisme,  et hôteliers : Comment saisir l’opportunité ?

Et ces voyageurs d’affaires, que font-ils de ce temps de loisir ? Des visites touristiques à proximité pour 77% d’entre eux, de la découverte gastronomique pour 66%, des sorties nocturnes pour 35%. De quoi ouvrir des opportunités aux professionnels du voyage d’affaires, du tourisme et de l’hôtellerie.

Pour satisfaire les 20% d’adeptes du bleisure et inciter les 80% restant à s’y mettre, voici quelques idées :

  • Proposer des nuits d’hôtels complémentaires à prix réduits, si la nuit du samedi est incluse, par exemple.
  • Offrir la possibilité de basculer sans surcoût d’une chambre simple à une chambre plus grande, voir familiale.
  • Fournir des réductions, valides uniquement en fin de semaine, pour visiter musées ou autres lieux culturels, sur les entrées des attractions à proximité, ou sur des packages soins-beauté auprès d’instituts partenaires.
  • Et pour les hôteliers plus particulièrement : promouvoir auprès des entreprises et de leurs collaborateurs, non plus seulement les connections Wifi ou les salles de travail partagées, mais aussi toutes leurs infrastructures de type salle de sport, piscine, jacuzzi ou SPA, ou service de navettes pour aller en ville, etc.

Autant d’initiatives peu coûteuses à mettre en œuvre mais susceptibles de générer beaucoup de chiffre d’affaires !

 

Catherine Terrand

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